Odilon Kossonou, défenseur de la Côte d’Ivoire, en conférence de presse avant Égypte–Côte d’Ivoire au stade d’Agadir, vendredi 9 janvier 2026.
Au-delà du match solide contre le Burkina en huitièmes de finale, doit-on s’attendre à une montée en régime demain ?
Bonjour à tous. Oui, bien sûr, nous avons fait un match solide contre le Burkina et nous savons que demain c’est un match très important face à l’Égypte. À nous de continuer à garder la même mentalité pour pouvoir gagner cette rencontre.
Comment appréhendez-vous une telle rencontre contre une équipe qui a souvent battu la Côte d’Ivoire en phase finale de CAN ? Surtout pour vous, qui étiez dans l’aventure de la 33ᵉ édition au Cameroun : excellent premier tour, victoire de référence contre l’Algérie puis défaite contre l’Égypte. Qu’est-ce que vous vous dites entre coéquipiers avant une telle rencontre ?
Nous savons que l’Égypte est une grande nation de football. Pour nous, il s’agit de rester dans le même état d’esprit que depuis le début de la compétition. Nous savons qu’il n’y a qu’une seule coupe et que, pour pouvoir la gagner, il faut battre de grandes nations. C’est le travail que nous faisons.
On évoque beaucoup les confrontations passées. Cette équipe d’Égypte a souvent été la “bête noire” de la Côte d’Ivoire en CAN : une seule victoire en neuf confrontations. Ce poids du passé pèse-t-il avant ce match, ou le fait d’être champion d’Afrique en titre et d’avoir gagné 3–0 en huitièmes vous donne-t-il davantage de confiance ?
Non. Il ne faut jamais arriver trop confiant contre cette équipe. Il ne faut jamais venir trop sûr de soi face à l’Égypte, parce que, comme je l’ai dit, c’est une équipe qui sait subir et qui sait vous punir. Si vous venez trop sûr de vous contre cette équipe-là, vous n’avez aucune chance de la battre.
Que ce soit la dernière CAN que nous avons remportée ou les confrontations passées contre l’Égypte, nous essayons de ne pas trop regarder en arrière. Nous sommes dans une nouvelle compétition, avec un nouveau format. Ce sont deux équipes qui ont eu des parcours différents : eux sont allés jusqu’en prolongation contre le Bénin, nous avons joué 90 minutes et marqué trois buts.
Demain, on remet les compteurs à zéro. On oublie ce qui s’est passé avant, on se concentre sur ce match et sur notre objectif : aller en demi-finale.
On voit une défense ivoirienne très solide, surtout dans l’axe. Comment expliquez-vous votre complémentarité avec Evan Ndicka ?
Cela fait maintenant plusieurs fois que nous jouons ensemble et nous avons appris à nous comprendre. C’est pareil avec les autres défenseurs : nous nous comprenons bien, mais avec Ndicka, la complémentarité est naturelle.
On vous a vu sortir sur blessure face au Burkina. Comment vous sentez-vous physiquement aujourd’hui ? Était-ce une fausse alerte ?
J’avais simplement quelques gênes au niveau des adducteurs, mais maintenant ça va beaucoup mieux. Le staff médical m’a aidé à bien récupérer. À l’entraînement ce soir, je vais essayer de me donner à fond et d’accélérer pour voir ce que ça donne. Pour le moment, je me sens bien.
Comment avez-vous vécu le voyage de Marrakech à Agadir et comment se porte le groupe avant ce match contre l’Égypte ?
Le voyage a été assez long, nous avons passé deux heures dans le bus, mais tout s’est bien déroulé. Nous sommes bien arrivés. Le groupe vit très bien, tout le monde est à l’aise. Nous sommes dans un très bon hôtel, très bien accueillis, et l’ambiance est excellente. Nous avons l’énergie qu’il faut pour aborder ce match.
Propos recueillis par SS à Agadir



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