L’Assemblée générale extraordinaire (AGE) de la plateforme ANAPROCI–SYNAP-CI, prévue ce lundi 26 janvier à Daloa, a été suspendue en urgence après une convocation judiciaire adressée à ses deux principaux responsables, Kanga Koffi, président de l’ANAPROCI, et Koné Moussa, président du SYNAP-CI.
Les premiers responsables de l'Anaproci et Synap-Ci sont convoqués par le procureur de la République près le Tribunal d'Abidjan. Cette convocation fait suite à une Assemblée générale extraordinaire qu'ils voulaient organiser, le lundi 26 janvier 2026 à Daloa.
Selon les premiers responsables de ces deux organisations professionnelles du monde paysan, la rencontre devait rassembler les délégués régionaux et départementaux ainsi que de nombreux producteurs de café-cacao venus de plusieurs régions du pays. L’objectif principal de cette AGE était de permettre aux producteurs de discuter des difficultés sur le terrain, de proposer des solutions concrètes à l’État et de préparer une concertation élargie pour renforcer la filière café-cacao, fortement affectée par le blocage et la mévente des produits depuis novembre 2025.
Dès les premières heures du matin, Kanga Koffi et Koné Moussa ont été informés par les agents d’exécution judiciaire que leur présence était requise à Abidjan pour répondre à une convocation émanant du procureur de la République près le tribunal d’Abidjan. Face à cette situation, les deux responsables ont décidé de suspendre l’assemblée et de se rendre à Abidjan pour répondre à la convocation prévue mardi 27 janvier 2026.
« Aucun grief précis ne nous a été communiqué. Il s’agit simplement d’une convocation pour enquête », a expliqué Kanga Koffi. Il a précisé que l’AGE visait avant tout à permettre aux producteurs d’échanger entre eux et de soumettre des propositions concrètes à l’État pour améliorer la commercialisation et le paiement des récoltes.
De son côté, Koné Moussa a ajouté : « La convocation est intervenue de manière inattendue, mais notre priorité reste la protection des producteurs et la garantie que leurs droits soient respectés. L’AGE devait être un moment de dialogue et de réflexion pour renforcer la filière café-cacao». La suite de l'audition de ce mardi en dira un peu plus sur la suite de cette affaire.
Oka Camille



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