Le Rassemblement des houphouëtistes pour la démocratie et la paix (RHDP), le parti de Alassane Ouattara, a sanctionné, pour indiscipline, 176 militants dont deux anciennes figures du gouvernement, pour avoir maintenu des candidatures indépendantes pour les législatives du 27 décembre 2026.
La discipline de parti n’est plus
une option au RHDP, elle est désormais une exigence absolue. Gilbert Koné
Kafana, président du directoire du parti au pouvoir, a officialisé une
série de sanctions visant 176 cadres et militants.
Le motif de cette sanction, c'est de s’être portés
candidats aux élections législatives du 27 décembre 2026 sans avoir obtenu
l’onction officielle du parti présidé par Alassane Ouattara. En choisissant de
faire cavalier seul face aux candidats officiels désignés par la rue Lepic, ces
militants ont franchi la ligne rouge tracée par la direction.
Parmi les sanctionnés, deux noms
de poids retiennent l’attention. Nabo Clément, ancien ministre des Eaux et
Forêts (2011-2012), et Sidiki Konaté, ex-ministre du Tourisme et de l’Artisanat
(2007-2010), figurent sur cette liste de dissidents.
La riposte du directoire se veut
exemplaire. Les dissidents se voient infliger une batterie de mesures restrictives
: Un blâme formel intégré à leur dossier, la déchéance immédiate de toute
fonction politique occupée au sein du RHDP.
Ils sont frappés, en outre, d’une
exclusion des élections internes pour une durée de trois ans (jusqu’au 31
décembre 2028) et de l’interdiction de représenter le parti lors des scrutins
nationaux sur la même période.
À travers cette décision, le RHDP affiche une fermeté assumée. L’enjeu est clair : étouffer toute velléité de division interne pour aborder les joutes électorales à venir en bloc monolithique. En écartant les indépendants pour les trois prochaines années, le RHDP entend restaurer l’autorité du parti et garantir une victoire sans dispersion de voix.
François Kanté

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